Jainendra et Venita (Inde / Benares) -  7 juin 2004

Nous voici au nord de l'Inde, dans les faubourgs de Varanasi. Cette célèbre ville est un haut lieu de pélerinage pour les hindous qui viennent vivre leur foi au bord de "Mother Ganga"... le mystique Gange.

Avant de nous plonger dans ces fabuleuses traditions, rappelons quelques généralités sur la mariage indien :

- La richesse et le grand nombre de religions ou d'ethnies qui composent l'Inde nous interdisent de présenter les mariages auxquels nous assistons comme des références pour le pays. Il faudrait plusieurs années pour établir une étude complète sur le mariage indien.

- Le mariage est un événement majeur pour la vie des indiens. La notion de famille étant sacrée, une noce est bien plus que l'union de deux êtres ; elle représente surtout le mariage de deux familles. Ces rencontres amoureuses ne sont donc pas le fruit du hasard mais bien des actes réfléchis et concertés entre chefs de famille.

- Les indiens se marient en moyenne à 25 ans pour les garçons et 22 ans pour les filles. Nous avons été prévenus que des mariages de mineurs pouvaient encore avoir lieu dans des campagnes reculées mais ceci reste peu fréquent car illégal.

- Deux prêtres choisis par chaque famille doivent célébrer l'union. Ils choisiront la date précise du mariage selon les astres pour attirer la bienveillance sur le couple et surtout procéder aux nombreux rites détaillés dans les saintes écritures, connu comme le "vedas". 

Nous voulions assister à un mariage dans cette ville sacrée, persuadés d'y voir les plus fidèles traditions de la religion hindou. Nous ne serons pas déçus. En revanche, la célébration du mariage n'a pas lieu au bord de ce fleuve divin. Nous apprendrons plus tard que les jeunes mariés viennent s'y faire bénir en intimité.

RDV vers 21 heures. Comme dans tout bon mariage indien, ça commence par une procession dans les rues jusqu'à la maison de la mariée.

Vous remarquerez que certains portent des panneaux lumineux. Ca brillait dans tous les sens...

Une fanfare chauffe les rues ; les hommes entament alors des danses fiévreuses.

On s'y est essayé et on avoue avoir encore un peu de boulot pour maîtriser le balancer de hanches.

Une fois arrivés, nous jetons un oeil à la cuisine. Toutes les femmes travaillent.

Un gros boulot : plus de 500 personnes à nourrir.

Après une petite limonade en rafraîchissement, les convives passent à table ou passent "à terre" dans notre cas présent.

Plusieurs services ; en premier, celui des enfants.

Au menu, un plat traditionnel pour la noce : poori, sabji, chatni, raita... En gros, c'est du riz avec des sauces différentes mais bien piquantes.

Nous sommes accompagnés d'un traducteur, Udaï sur la gauche, qui nous permettra de longuement discuter avec un des prêtres.

 

Le marié vient d'arriver. La tradition du "Dwar Puja" peut alors commencer. 

Le marié est accueilli par sa belle famille. Par des poudres, de l'encens et des colliers de fleurs, on lui témoigne du respect et lui assure qu'il est accepté dans le clan.

Qu'en est-il de la mariée ? Comment est réellement célébrée l'union? Que se passe t'il derrière Ticou ?

Vous le saurez en suivant le palpitant carnet suivant. 

Je veux palpiter avec la suite  /  Ca me suffit